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les Amériques en camping-car
17 août 2015

CANADA ( 5 )

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                   Mercredi 29 juillet , de la banlieue sud de Québec , nous prenons la jolie route côtière 132 qui longe le Saint Laurent et arrivons à Saint-Michel-de-Bellechasse , l’un des plus beaux villages du Québec . Il est surnommé le village blanc à cause de la couleur uniformément blanche de ses élégantes demeures patrimoniales . Magnifique percée visuelle sur le Saint Laurent et accès public au fleuve .

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                   Bivouac à Rivière du Loup .

                   Jeudi 30 juillet , Rimouski , capitale régionale du Bas Saint Laurent et centre océanographique du Québec , se situe à mi-chemin entre Québec et Gaspé . Tout à côté , se trouve le site historique maritime de la Pointe au Père . Avec un musée consacré à l’un des naufrages les plus tragiques de l’histoire : celui de l’Empress of Ireland , un luxueux paquebot de la Canadian Pacific Cy qui sombra dans les eaux glacées du Saint Laurent , à la suite d’une collision avec un charbonnier faisant plus de mille morts et des centaines de blessés . Le deuxième point d’intérêt est le deuxième plus grand phare canadien ( 33 m ) construit en 1909 .

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                   Dans les environs , se trouve la jolie station balnéaire de Sainte-Luce .

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                  Nous avons visité ensuite les Jardins de Métis , un parc jardin bénéficiant d’un crédit de publicité un peu trop grand à notre avis . Nous avons trouvé l’endroit sans grande surprise .

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                  Vendredi 31 juillet , nous sommes à Matane , petite ville de chantiers navals et d’usines de transformation de la crevette . Un barrage traverse la rivière en plein centre ville et à côté du barrage se trouve une passe migratoire permettant aux saumons ayant délaissé l’océan , de rejoindre leur rivière natale la Matane pour se reproduire . Contrairement à leurs cousins du Pacifique qui meurent après la fraie , les saumons atlantiques retrouvent l’océan au printemps suivant . Les plus vaillants renouvellent ce passage à l’eau douce plusieurs fois dans leur vie .

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                  Nous sommes au début de la Haute Gaspésie où la route côtière devient spectaculaire et nous fait découvrir au détour de ses multiples virages des villages de pêcheurs , des falaises plongeant dans la mer ( le Saint Laurent , de fleuve , est devenu océan ) , des plages de sable ou de galets et le phare de La Martre . 

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                   Le village de Grande Vallée ( 1150 habitants ) nous apparait en contrebas autour de sa fine et élégante église .

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                   De l’autre côté de la route , nous avons découvert par hasard un joli pont couvert rouge sur la rivière Madeleine , gardé si l’on peut dire par une vieille maison et son jardin de bric à brac .

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                   Bivouac à l’Anse au Griffon , prés d’une usine à crevettes .

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                   Samedi 1 août , de l’Anse au Griffon à Gaspé . Nous arrivons à un cap dit Cap des Rosiers . Il n’y a guère de rosiers mais un petit village balayé par les vents sous la protection du plus grand phare du Canada ( 34 m ) , construit en 1858 pour enrayer les naufrages à répétition de la côte . L’avancée rocheuse marque pour les marins la démarcation entre l’estuaire et le golfe du Saint Laurent . Le phare est une élégante tour effilée de pierre recouverte de briques . Les falaises abruptes et le littoral découpé marquent la fin des Apalaches .

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                    Nous arrivons dans la région de Gaspé ( 15260 habitants ) . C’est ici que Jacques Cartier planta une croix en 1534 , prenant possession du Canada au nom du roi de France François 1er . La ville de Gaspé est le regroupement de 17 villages côtiers qui s’étendent sur 135 kms de l’Anse à Valleau jusqu’à Douglastown . Autour de la croix de Jacques Cartier , quelques bâtiments de l’époque avec des figurants costumés , une tente Mi’kmaq ( les indiens avec lesquels Jacques Cartier avait fraternisé ) .

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                                                                                                                                                                                GASPE

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                                                                                                                                                         PLACE  ET  CROIX  DE JACQUES  CARTIER

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                   Nous continuons de suivre la baie de Gaspé , le paysage se fait tantôt breton avec ses maisons blanches et ses collinettes , tantôt finlandais lorsque des sapinières se dressent dans des prés vert tendre . Il va nous mener à la perle de la région ( les artistes s’y donnaient déjà rendez-vous dans les années 1930 , souvent comparé à Etretat , le Rocher dit Percé ou plutôt détaché du rivage avec un peu plus au large l’ile Bonaventure qui sert de refuge aux oiseaux marins . Côté terre , des collines , au milieu , un beau village entièrement livré au tourisme . On monte au belvédère du Mont Joli et on a sous les yeux cet immense rocher de 433 m de long et de 80 m de haut . Le pilier planté dans son prolongement est le vestige d’une ancienne arche qui s’effondra en 1845 . L’espérance de vie de celle qui reste est estimée à 300 ans maximum à cause de l’érosion qui lui arrache 300 tonnes de roches chaque année .

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                                                                                                                                                EMBARCADERE  POUR  L’ ILE  BONAVENTURE

                   Ayant quitté Percé et ses nombreux touristes , dix kilomètres plus au sud , nous arrivons à un mignon port de pêche , très actif et haut en couleur : l’Anse à Beaufils . Sur le port , les anciens bâtiments de l’usine de transformation de poissons ( la vieille usine ) ont été relookés en restau , spectacle dans le café bistrot , une salle de cabaret de plus de cent places . Une sorte de pont couvert permet du bas du port de se rendre aux bâtiments touristique .

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                   Bivouac à Chandler près d’un motel avec wifi et gros orage le soir .

                   Dimanche 2 août , à Chandler, nous sommes dans une région reine pour la pêche aux homards et bien sûr, nous n’avons pas quitté la ville sans un beau homard .

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                  Nous voici dans une Gaspésie plus basse , un peu monotone , celle de la Baie des Chaleurs qui doit son nom à Jacques Cartier ( encore lui ) en raison de la brume qui l’enveloppait lorsqu’il l’a découverte , d’où cette fausse impression que l’eau était chaude . Nous arrivons à Paspebiac et son site historique du Banc- de- Pêche . A partir de 1783 , un complexe de pêche important fut construit pour le traitement et la transformation de la morue . Elle était exportée vers l’Europe , l’Amérique du Sud , les Antilles . Des centaines d’ouvriers y travaillaient . Sur les quarante bâtiments originaux , onze sont encore visibles comme le spectaculaire entrepôt BB converti en musée , une forge , une charpenterie , une tonnellerie , quelques reproduction de gaspésiennes , goélettes typiques de la région et les vigneaults , établis en bois de cèdre pour le séchage de la morue .

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                  Un peu plus loin , au bout de la Baie des Chaleurs , se trouve la petite ville de Bonaventure ( 2690 habitants ) fondée en 1760 à la suite de la déportation des acadiens de la Nouvelle-Ecosse . Aujourd’hui , elle est l’un de leurs plus importants bastions québécois ( 80 % de la population ) . Nous avons visité le musée Acadien qui rappelle bien les origines poitevines et angevines des Acadiens et explique leur présence au Québec en raison du ¨grand dérangement de 1755 ¨ (que nous expliquerons plus en détail au Nouveau-Brunswick .

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                   Lundi 3 août , fini la Gaspésie . Porte d’entrée du Nouveau-Brunswick nous arrivons à Campbellton , petite ville sans autre attrait que le grand pont métallique la reliant au Québec . La route côtière nous mène à travers une région plate où se mêlent l’eau et la terre , rythmée par les marées . Peu de plages sinon vaseuses . Nous arrivons à Grande Anse en plein pays Acadien où l’on parle français . Les gens d’ici ont peint leur petit phare aux couleurs de leur drapeau qui est aussi celui de la France . A cet endroit la côte est devenue falaise .

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                  Nous arrivons à Caraquet , 4200 habitants , la principale ville de la région , nous ne nous y attardons pas , il y a une fête , des déviations et beaucoup d’encombrement . Nous avons cependant retenu son joli panneau d’entrée .

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                   Le soir , bivouac à Shédiac où il y a beaucoup de monde .

                   Mardi 4 août , avant de quitter Shédiac qui s’est autoproclamée capitale du homard , nous passons devant la plage réputée la plus belle de la région , le long de la quelle se tient ¨la plus grosse sculpture de homard du monde ¨, ce doit être vrai , cinq mètres de haut pour onze mètres de long . C’est à qui viendra se faire photographier entre ses énormes pinces .

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                   Et bien entendu , nous sommes repartis avec notre homard .

                   Direction Moncton , 69100 habitants , grosse ville de la région , à 65% anglophone mais qui abrite la principale université de langue française de la région avec plus de 4000 étudiants . En ce moment , la ville est un peu endormie mais il y a pas de bars , de pubs , de petits restos et pendant l’année scolaire la vie estudiantine doit fonctionner à plein . Moncton n’est pas seulement connue pour sa vie culturelle dynamique , elle l’est aussi pour son mascaret ( l’un des plus fameux du monde ) .

                   Mercredi 5 août , nous avons décidé de rester pour attendre le mascaret qui doit se produire ver 14h34 mais ce peut être vingt minutes avant ou vingt minutes après . Le mascaret se passe sur la rivière Petitcodiac qui se jette dans la baie de Fundy où se produisent les marées les plus hautes du monde ( avec une amplitude de 14m en moyenne ) . Deux fois par jour , au début de chaque marée haute , l’onde de progression crée une vague dont la hauteur varie entre 30 et 60 cm . Ce qui n’est pas si spectaculaire que cela mais ce qui l’est en revanche , c’est la vitesse avec laquelle la rivière qui était pour ainsi dire à sec , se remplit . En une heure son niveau s’élève de 7, 5 m .

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                   Après le passage du mascaret , nous allons vers la baie de Fundy à Hopewell Rocks , un site très touristique dans un petit parc provincial , archi célèbre dans la région pour ses rochers détachés de la côte et laminés à la base par les marées de la baie . Ils évoquent des champignons , arrachés aux falaises , hauts de trente mètres , ils forment des ilots coiffés de sapins . Nous les avons trouvés pas mal .

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                  Jeudi 6 août , de Moncton à Charottetown , nous sommes repassés par Shédiac pour nous diriger vers l’est , vers l’Ile du Prince Edouard ( IPE ) , troisième province maritime , en passant par Cap Pelé et Petit Cap .

                   Cap Pelé , village acadien fondé en 1800 , doit sa survie à la mer . Les 27 fumoirs à harengs de la région ( les boucanières ) , fournissent à eux seuls 95 % de la production de hareng fumé au monde . Le fumage se fait la nuit ( au feu de bois ). Devant les bâtiments il y a des monceaux de bois . La fumée sort par les dispositifs qu’il y a sur les toits .

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                   Pour se rendre à l’Ile du Prince Edouard  , on prend un pont de 12,9 kms , le Pont de la Confédération , construit en deux ans , 1996 , 1997 , 5000 personnes y ont travaillé . Il culmine à 60 m , long serpent de béton dans la mer . Il dégage beaucoup de puissance et de classe .

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                   L’IPE est divisée en trois régions , à l’ouest Prince , au centre Queens , à l’est Kings . Terre basse et douce , la plus petite des provinces et la moins peuplée ( 140000 habitants ) est peu connue des européens mais très prisée des nord américains qui viennent y respirer cet air british qui règne sur l’ile . Après être passé à Victoria , nous nous sommes dirigés vers Charlottetown la capitale au sud du comté de Queens à seulement 50 kms du pont ( 34500 habitants ) . Assez jolie ville avec des bâtiments de briques rouges et d’anciennes demeures victoriennes . C’est ici qu’a eu lieu la première réunion des pères de la future confédération canadienne en 1864  .

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                   Nous y avons fait une rencontre très sympathique avec Elyane et Gérard ainsi que leur magnifique et très perfectionné camion , en partance pour un tour des Amériques et sans doute beaucoup plus .

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                   Vendredi 7 août , nous prenons la direction de la côte nord et après quelques hésitations au coin de petites routes mal signalées , nous voici au bord de la baie de Tracadie , une immense étendue d’eau plus proche du lac que de la mer avec son port de pêche aux homards ( des  innombrables casiers attendent le long des quais ) . Ici on pêche aussi les pétoncles et le crabe . En arrière plan dans les eaux un peu saumâtre , des grands hérons .

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                   Nous avons continué vers l’ouest le long de la route littorale avec ses plages bordées de dunes ( à la végétation très respectée par les visiteurs ) et de temps en temps des petites mais très belles falaises de grès rouge .

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                  Samedi 8 août , nous repassons le pont payant cette fois ( 45 dollars ) il était gratuit à l’aller . Le temps sur la mer est magnifique . Nous allons prendre la direction de la Nouvelle-Ecosse et du port de Halifax pour y déposer le camping-car .

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