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les Amériques en camping-car
28 mars 2015

COSTA RICA ( 1 )

Costa Rica 1

                 

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                   Mardi 10 mars , poste frontière de Paso Canoas entre le Panama et le Costa Rica , bâtiment  antique et délabré , fonctionnaires très sympathiques . Ici , comme dans tous les autres pays depuis l’Argentine ( sauf en Colombie où il n’y a pas eu de contrôle ) interdiction d’entrer dans le pays avec des fruits et légumes et de l’artisanat en bois . Une fonctionnaire est venue contrôler le camping-car et le visiter sommairement . Passage rapide dans les bureaux , et on était tout seuls pour les formalités du camping-car . Souscription de l’assurance obligatoire , 35 dollars pour 3 mois .

Ensuite nous avons fait connaissance avec le paysage costaricain , très beau , bananiers , cocotiers , arbres fleuris , nous sommes aux tropiques , il fait très chaud . Nous suivons la côte mais de loin . Plusieurs tentatives pour nous rendre au bord de la mer se soldent par un échec . Les routes sont impraticables pour le camping-car . Nous nous arrêtons dans une petite ville, Dominical et comme toujours en cas de difficultés pour s’arrêter nous allons dans une station service . Le responsable , très sympathique met à notre disposition wc et salle de bains .

                   Mercredi 11 mars : nous allons au parc le plus célèbre du Costa Rica qui se trouve à côté de l’endroit où nous nous sommes arrêtés hier : le Parque National Manuel Antonio qui additionne forêt tropicale et plages de sable blanc . La route qui auparavant était étroite et difficile ( dixit le Lonely Planet ) s’est transformée en excellente route . Tout le long se sont construits des hôtels , des refuges de toutes sortes pour des kyrielles de touristes . Parking pour le camping-car à côté de l’entrée qui se trouve en face d’une très belle plage : 6 dollars , entrée du parc 16 dollars par personne . Nous aurions du rencontrer des iguanes , des singes hurleurs , des capucins , des paresseux , des singes écureuils . Mais dès l’entrée , en se retrouvant sur un sentier plat occupé par des vagues de touristes , nous nous doutions bien que notre entreprise allait s’achever par un échec . Très maigrement nous avons aperçu , un paresseux ( mal photographié ) , une guenon et son petit (mal photographiés ) , un lézard , quelques papillons , deux ravissantes chauves –souris , tout cela sous un soleil de plomb avant d’arriver à une belle plage entourée de cocotiers et avec en arrière plan la magnifique forêt tropicale .

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                   Nous nous sommes senti plutôt déçus de notre premier contact avec le Costa Rica et ses parcs .

                   En sortant du parc , le long de la côte , nous avons parcouru des dizaines de kilomètres plantés de chaque côté de la route de palmiers à huile qui ont remplacé les anciennes bananeraies décimées par des maladies . Nous avons photographié une usine très gardée .

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                  Nous avons continué à rouler jusqu’à San Jose avec un arrêt sur le pont du Rio Tarcoles d’où l’on peut apercevoir des crocodiles .

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                   San Jose , la capitale ( 1,5 million d’habitants ) se trouve sur la cordillère centrale à 1200 m d’altitude . Nous devons nous rendre au consulat de l’ambassade de France car nos passeports bien que valables encore cinq ans n’ont plus de pages libres , nous les avons beaucoup utilisés ces cinq dernières années .

Arrivée difficile à San Jose , une circulation dense , des trous partout , des caniveaux béants sur les côtés . Nous nous sommes arrêtés après avoir tourné pendant au moins deux heures sur un parking d’entreprise qu’il faudra quitter tôt demain matin .

                   Jeudi 12 mars , l’adresse de l’ambassade sur le guide étant très mal expliquée , nous nous sommes retrouvés devant la résidence de l’ambassadeur et nous avons trouvé l’adresse du consulat après beaucoup d’errance . Le consulat se trouve en réalité à côté du garage Mitsubichi , route de Curridabat .  La fonctionnaire qui nous reçoit nous dit que même si nos passeports sont encore valables cinq ans , il faut en faire de nouveaux ( en France car le consulat ne peut se charger de cela ) avec tous les papiers que cela exige et en particulier un extrait de naissance dont nous pressentons qu’il va être difficile à obtenir . Nous ressortons du consulat un peu déprimés . Nous allons à Cartago , une petite ville à trente kilomètres de San Jose où nous pensons nous arrêter plus facilement pour trouver un internet . Nous y passons deux heures et en sortons encore plus déçus que le matin . Nous n’avons rien de positif . Le soir nous revenons à San Jose . Nous trouvons un bivouac dans un quartier tranquille non loin du consulat . Deux gardiens des résidences viennent aussitôt voir à qui ils ont à faire . Ils doivent être satisfaits puisqu’ils nous apportent une bouteille d’eau .

                   Vendredi 13 mars , dès la première heure nous sommes de retour au consulat . La fonctionnaire qui a l’air de diriger le service voyant nos airs marris nous dit : nous allons faire autrement . C’est à dire qu’ils vont se contenter des passeports encore valables . De plus la possession d’une carte d’identité  va être déterminante . Vérification est faite de notre domicile sur internet . Les demandes de passeports biométriques sont établies et les passeports seront faits en France . Nous devrons attendre au minimum deux semaines . Nous voici soulagés et avec du temps pour pouvoir visiter le Costa Rica .  

Nous allons nous diriger vers une région que nous avions évitée au premier passage , la route étant très montagneuse et difficile, c’est la côte caraïbe au sud-est du pays .  Un parc y est très renommé , Cahuita , pour sa forêt tropicale humide côtière abritant une faune extrêmement riche . l’arrivée du camping-car français dans les rues à ornières de Cahuita provoque un effet de surprise chez les touristes qui sont là en nombre . Ne trouvant pas de place pour bivouaquer en bord de mer nous allons comme d’hab sur une station service .

                   Samedi 14 mars , la région de Cahuita ne nous plaisant pas vraiment ( le parc est inondé ) nous continuons vers le sud jusqu’à Manzanillo . Nous y trouvons un village authentique , une grande plage de sable beige agrémentée de cocotiers , un espace suffisant pour le camping-car , un endroit très agréable où nous sommes restés deux jours . De temps en temps des cris stridents déchirent le calme de l’endroit , ce sont les singes hurleurs .

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                   Lundi 16 mars , il pleut depuis hier soir et nous partons sous la pluie . Tout le long de la côte la campagne est inondée . Nous allons totalement changer de centre d’intérêt et prendre la route de l’intérieur pour aller voir le volcan Irazu qui se trouve à une trentaine de kilomètres de Cartago . Seulement , il faut encore passer par San Jose et sa circulation impossible . A Cartago , nous faisons un petit arrêt pour visiter l’église , seul monument intéressant de la ville et faire quelques courses au Walmart . Signalons à ce sujet que la vie est aussi chère qu’en France .

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                                                                                                                                                             RUE  DE  VILLE  MOYENNE  AU  COSTA RICA

                  Le volcan Irazu , 3432 m , le plus vaste du pays et considéré comme le plus actif ( 15 éruptions majeures depuis le 18 ème siècle , dont une en mars 1963 lors de la visite de JF Kennedy ) s’est calmé depuis 1994 .

Nous nous dirigeons vers le parc , route difficile comme on s’y attendait et nous espérons pouvoir y rester la nuit . Comme souvent ici nous arrivons devant la barrière fermée du parc (fermeture à 15 h ) . Il fait nuit noire . On se gare sur un tout petit espace qui sert de parking à la voiture de police qui d’ailleurs vient nous rendre une petite visite . La nuit se passe bien . Le matin il fait 5 degrés .

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                   Mardi 17 mars , la barrière s’ouvre avec un peu de retard ( c’est la coutume ici ) et nous pénétrons dans le parc en compagnie de quelques voitures . Prix de l’entrée 15 dollars par personne , 2 pour le véhicule . Deux kilomètres de bonne route bordée d’une agréable végétation fleurie jusqu’au cratère qui en fait sont trois . Le volcan est réputé se couvrir de nuages dès l’ouverture de la barrière , aujourd’hui nous avons de la chance il fait beau , la température s’est beaucoup radoucie . Mais petite déception , certes le cratère principal est vaste mais nous nous attendions  à voir un lac vert émeraude et il n’y a que des cailloux ( il est vrai que nous sommes en saison sèche ) .

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                                                                                                                                                                                PETIT  CRATERE

                   Et comme rien ne nous arrête , d’Irazu nous allons à un autre volcan le Poas , 2784 m , qui se trouve à l’ouest sur la cordillère centrale . Comme toujours route difficile . Nous traversons les collines très accidentées de la région du café , le café qui a fait la plus grande partie de l’histoire du Costa Rica et dont nous reparlerons . Comme toujours l’accès est plus compliqué qu’on ne le pensait . Route très pentue . On traverse le village de Poasito sans trouver d’arrêt . On continue dix bons kilomètres jusqu’à l’entrée du parc . Comme pour le précédent volcan , le parc ferme à 15 h . Donc il ne reste que la route pour s’arrêter . Retour en arrière de dix bons kilomètres et on s’installe devant un magasin de souvenirs qui semble fermé .

                  Mercredi  18 mars , direction le Poas . Alors qu’autour de l’Irazu il y avait une maigre végétation , ici , c’est presque la forêt tropicale . Entrée 30 dollars pour deux et 2 dollars pour le parking . La route menant au cratère est très belle , très fleurie .

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                    Au fond de l’immense cuvette s’étale un lac vert de gris brillant dont s’échappent des nuages blancs à la forte odeur de soufre . Sur la plateforme plus bas il est recommandé de ne pas rester plus de vingt minutes à cause des émanations .

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                   Ensuite , nous prenons un sentier à travers la forêt qui nous mène à un très beau lac environné d’une végétation luxuriante . Nous avons quitté le Poas presque à regret .

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                   L’après-midi , nous nous sommes arrêtés au Zoo Ave présenté un peu exagérément comme un parc . A part les aras rouges , les singes en liberté dans leurs arbres , les iguanes nous passant entre les jambes , les autres animaux , des oiseaux en majorité , étaient derrière des grilles . Mais cet endroit n’est pas un simple zoo , c’est un important centre de reproduction et d’élevage qui s’emploie à réintroduire les espèces endémiques dans leur milieu naturel .

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                  Nous avons continué vers le nord , avons roulé longtemps avant d’arriver à San Carlos ( Ciudad Quesada ) et nous avons passer la nuit sur un chemin conduisant à une entreprise .

                  Jeudi 19 mars : dans cette région , il y a le volcan Arenal , pas très élevé ( 1633 m ) mais cône parfait que l’on voit de très loin . Cette région , qui était très touristique et très pourvue d’ infrastructures , est en train de péricliter . Pendant des années , de 1968 à 2010 , le volcan a attiré les touristes en émettant sans arrêt et en particuliers la nuit des vapeurs et des projections de roches en fusion . Puis , il a choisi de se calmer et c’est la catastrophe pour la région . Mais il est toujours considéré en activité par les scientifiques . Restent de jolis sentiers à découvrir et des sources chaudes . La région vit encore un peu grâce à un immense lac de retenue , la laguna de Arenal , le plus grand lac du Costa Rica ( 88 kms de long ) où se pratiquent des sports nautiques . Malheureusement ses rives sont difficiles d’accès .

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Commentaires
J
Bonjour, encore un pays à votre répertoire, je comprends que le Costa Rica n'est pas votre préféré, entre la perte l'appareil photo et les tracasseries administratives... Les photos sont belles et certains paysages font penser aux Antilles. C'est la 1ère fois que j'entends parler de l'obligation de renouveler un passeport à cause du manque de pages; il va falloir inventer pour vous un modèle spécial façon livre de la Pléiade. On vous embrasse et on attend avec impatience votre prochaine mise à jour.
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