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les Amériques en camping-car
25 février 2015

COLOMBIE ( 1 )

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                  Lundi 16 février , nous quittons le camping Sommerwind où nous avons passé un bon moment , pour nous diriger vers la frontière de la Colombie qui se trouve à 130 kms à Rumichaca . Il nous semble qu’il y a beaucoup de monde , en fait les colombiens et les équatoriens passent sans s’arrêter . Les gens comme nous qui passons par les bureaux de la migration puis l’aduana pour le camping-car sont très peu nombreux . Les formalités d’entrée du camping-car en Colombe ont demandé plus de temps que d’habitude : vérification du numéro du chassis , photocopie des différentes pièces ( carte grise , permis de conduire , passeport ). Nous arrêtons à la ville frontière d’Ipiales ( ville importante , très active et très accidentée ) pour faire des courses dans un supermarché . Ce dernier nous paraît assez semblable à ceux de l’ Equateur . On a payé en dollars . La monnaie colombienne est le peso ( 1 euro = 2730 pesos ). Ensuite nous nous sommes occupé du portable en achetant une carte sim colombienne qui s’est avérée inutilisable à l’international . Puis nous sommes passés à l’assurance du camping-car qui ,ici , est obligatoire . Elle s’appelle la SOAT , on la trouve partout ( même dans certaines stations services ) et on a payé 25 dollars pour 1 mois .

 

                   Tous ces préliminaires accomplis , nous continuons vers la ville suivante que l’on croyait assez proche . Mais voilà il y a encore les Andes et pour longtemps , une route sinueuse qui monte et descend et qui rend les kilomètres très longs , de magnifiques vues plongeantes sur des canyons dont on ne voit pas le fond .

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                  Cette ville importante ( 400000 habitants ) s’appelle Pasto et est située à 2500 m d’altitude . Nous nous arrêtons devant l’une de ses très belles églises avec l’intention d’y rester pour la nuit . On nous dit que non , il y a un grand parking plus loin , que nous ne trouverons pas . Il y a une circulation d’enfer , il fait nuit . Un peu inquiet , nous nous arrêtons à une station service qui paraît bien petite et bien pleine . Très gentiment on nous dit : mettez vous là , bien serrés . Nous avons passé une nuit sans problèmes .

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                  Mardi 17 février , assez tôt le matin , après avoir payé 5000 pesos ( 1,8 euro ) et photographié le volcan Galeras ( actuellement en activité , avec des nuages mais aussi des fumerolles ) nous prenons la route de la Cocha , à vingt kilomètres d’ici et située à 2890 m . Nous sommes dans une vallée très habitée , les maisons sont simples ,  plutôt basses , aux toits très colorés .

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                   La route commence à monter sérieusement , nous sommes à 3200 m , un replat et nous apercevons la lagune en contrebas . Très beau paysage , l’eau est presque noire , lisse comme un miroir , l’ensemble est d’une grande élégance .

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                  Lorsque nous approchons du petit village très touristique établi sur la lagune , c’est une surprise agréable mais surprise tout de même . Il y a une profusion de petites maisons de bois de toutes les couleurs , un peu mal fagotées , le long d’un canal , avec des passerelles pour passer d’un côté à l’autre , des quantités de petits bateaux de bois , les lanchas  qui emmènent les gens à l’île qui se trouve au milieu de la lagune . Nous n’y sommes pas allés , nous avons autre chose à faire . Guy dixit !

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                  Et de fait la prochaine étape s’appelle Popayan à 200 kms d’ici . Nous pensions y être assez rapidement et bien non ! Les montagnes à traverser sont de plus en plus accidentées , cassées . La route tantôt bonne , tantôt très mauvaise ne cesse de monter et descendre dans une succession de virages . Il y a très peu d’arrêts pour prendre des photos , on pourrait même dire aucun . Et des camions toujours aussi énervés , certains très dangereux . La Colombie est paraît-il au top du palmarès des accidents de la route dans le monde . Ce qui fait que nous n’arrivons qu’en fin de journée à Popayan  .

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Tout le long de la route et en particulier aux abords des ponts importants , nous sommes un peu surpris de voir des soldats armés jusqu’aux dents . La guérilla est toujours d’actualité . Les FARC seraient encore 8000 , et dans la région de Popayan où nous sommes , elles seraient encore menaçantes . Le GPS qui fonctionne en Colombie nous indique un bivouac en pleine ville près du quartier historique . Comme à Rio , cela se passe mal lorsqu’il y a des travaux ou des rues à sens unique . Deux aimables policiers vont nous aider , après avoir téléphoné à qui de droit , à trouver une place dans un parking gardé juste à côté d’un bâtiment de la police et en nous recommandant bien de ne pas aller nous promener dans la ville après vingt heures . Ce que nous n’avons en aucune façon envie de faire .

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                   Mercredi 18 février : le matin visite de Popayan . A l’info tourisme , nous sommes aimablement accueillis par deux policiers . La première chose que nous remarquons c’est l’ambiance un peu rétro de la ville , les rues pavées sont bordées de superbes maisons aux murs peints à la chaux , aux balcons en fer forgé . Imposantes portes cochères . Quelques achats au marché très rustique .

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                   Notre objectif de l’après-midi , Cali : à 130 kms . Cali se trouve dans la vallée del Cauca , l’une des régions les plus riches du pays . C’est une vaste vallée de part et d’autre du rio Cauca , deuxième fleuve colombien après le Magdalena . Nombreux champs de canne à sucre . Dans cette région tropicale chaude il se pratique deux récoltes par an . Cali est le siège de nombreuses multinationales pour le sucre . A partir de la canne à sucre on fabrique aussi l’anejo , le rhum traditionnel colombien et du papier . Il y a aussi des cultures de café et de vigne . Nombreux pâturages de bovins . L’arrivée à Cali est très longue . La ville est célèbre pour sa verdure et ses palmiers . Nous nous sommes arrêtés le long du fleuve bordé de nombreux espaces verts et avons rejoint à pieds le centre qui est assez commun . Ville très animée avec une circulation difficile et très cosmopolite . C’est la troisième ville noire d’Amérique latine après La Havane et Salvador de Bahia . Arrêt pour la nuit dans un parking gardé pour camions ( 2 euros ) .

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                                                                                                                                                                                                     LE   THEATRE

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                   Jeudi 19 février . Dans la même région , à 75 kms au nord de Cali , nous allons au lago Calima . Une belle route y mène , très accidentée . C’est la route de la côte qui va à Buenaventura , le plus important port de commerce de Colombie mais la route se scinde en deux et la seconde direction est celle du lago . Situé à 1500 m , entouré de montagnes c’est un lac parmi les plus venteux d’ Amérique du Sud . Ce qui en fait le paradis des amateurs de sports nautiques . Nous nous arrêtons pour pique-niquer sur les hauteurs du lac . Alentour le paysage est superbe . Magnifiques maisons enfouies dans les bambous , les bananeraies , les arbres fleuris .

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                  Nous revenons un peu en arrière pour nous diriger vers Montenegro , un village qui se trouve sur la route du café . La vallée du Cauca où nous sommes , est la toisième région en importance de production du café ( la première étant celle de Medellin ) , le café de Colombie est réputé pour être l’un des meilleurs du monde , l’un des plus suaves . Il se cultive entre 1100 et 1700 m dans une atmosphère tempérée et humide . Nous nous sommes arrêtés dans la plantation El Agrado , une magnifique propriété ( un grand jardin tropical ) mais à l’accès très pentu pour le camping-car . Avec beaucoup de gentillesse , on nous a fait découvrir les différentes étapes de la production du café .

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                  Sur chaque pied de café , on voit les nombreuse branches porteuses de graines qui se récoltent à la main ( avant d’être des graines c’étaient des fleurs blanches ) . Ne sont cueillis que les fruits rouges . La plantation emploie de trente à cinquante personnes payées au kilo récolté . Les grains sont passés dans une machine qui les débarrasse de leur enveloppe , lesquelles sont recueillies et utilisées comme engrais . Les grains de café nus et légèrement sucrés ( nous en avons goûté )sont mis dans des bacs où ils sont lavés . Ensuite ils passent dans un vaste four où ils seront séchés , puis mis en sac . Et par la suite ils seront torréfiés .

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                   Vendredi 20 février , de la plantation El Agrado à 170 kms de Bogata . Nous nous dirigeons vers Salento , petit village très touristique . Tout d’abord parce que c’est un village très bien conservé avec une jolie place entourée de maisons aux couleurs vives , des rues aux multiples boutiques destinées aux touristes . E n remontant la rue principale on arrive à un mirador de 210 marches d’où l’on peut admirer le beau panorama de la vallée du rio Quindio .De plus , Salento organise des sorties en jeep qui suivent le fleuve sur douze kilomètres , le long de la vallée de Cocora (du nom d’un oiseau de la région ) fameuse pour ses collines sur lesquelles pousse le palmier de cire . C’est l’emblème national depuis 1985 , tout en tronc et parfois haut de soixante mètres . Sa particularité est de croître entre 1500 et 3100 m . Nous n’avons pas fait la ballade en jeep mais un peu plus tard au moment de nous sortir de l’épopée que nous allons essayer de raconter, nous en avons aperçus .

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Après Salento nous continuons notre route vers Bogota . Nous contournons Armenia , capitale du café et nous abordons ce que nous savons être une montée . Mais ce que nous ne savions pas, c’est que nous allons passer de 1300 m à 3250 m en vingt kilomètres . L’affaire eût été abordable n’était-ce les camions! Cela a commencé par un bouchon provoqué par un camion en panne . Nous n’avions jamais vu autant de camions à la fois dans les deux sens . Et le pire c’est de se trouver dans une montée au fort pourcentage derrière un camion qui n’avance plus et vous oblige à faire des démarrages en côte successifs alors que le moteur du camping-car s’étouffe à cause de l’altitude . Cela a été très stressant . Arrêt dans une station service un peu avant Ibaque .

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                    Palmiers de cire qui poussent entre 1500 m et 3100 m .

                   Samedi 21 février , à 170 kms de Bogota . Nous avons continué à descendre . D’Ibaque (1300 m )nous sommes arrivés à 320 m à Melgar . Pour remonter ensuite car Bogota est à 2600 m. Nous n’étions pas très vaillants pour reprendre la route après l’expérience d’hier mais cela a été beaucoup plus facile que nous ne le pensions . Nous sommes remontés à 2600 m presque sans nous en rendre compte .

Notre gros problème à Bogota était de trouver un arrêt pour le camping-car acceptable c’est à dire gardé . Nous arrrivions par le sud et avons fait une traversée assez sportive de Bogota sur une quinzaine de kilomètres . Dans un quartier que nous pensions être tranquille dans le nord de la ville , nous sommes passés devant un parking gardé . C’était vraiment notre chance . Mais on a payé 40 dollars pour deux nuits .

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                   Dimanche 22 février : BOGOTA

De notre parking dans le quartier nord ( très bourgeois ) , nous allons à pieds ( 1,5 km ) à la station Calle 106 du Transmileno , un gros bus rouge qui se déplace à la manière d’un tramway sur un couloir réservé , roule très vite , dessert de multiples stations ( 0,55 euro le ticket ) . Nous mettrons environ une demi-heure pour nous rendre à la station Avenida Jimenez en plein coeur de Bogota . Bogota , ville de 8 millions d’habitants située sur la cordillère orientale à 2600 m d’altitude , climat frais entre 10 et 18 dg , centre économique et culturel de la Colombie . Extrêmement dynamique . Nous nous en sommes aperçu hier . Aujourd’hui , dimanche , c’est la ciclovia jusqu’à 14 h . Les rues du quartier historique sont livrées aux piétons et aux cyclistes . Nous avons été presque engloutis par la marée de gens visiblement contents de se trouver là . Une foule très bariolée , des magasins regorgeant de produits de toutes sortes . Le dimanche était sans doute le bon jour pour le contact avec la population de Bogota . Puis nous nous sommes dirigés vers des quartiers un peu plus sérieux , disons les quartiers historiques . Tout d’abord la grande place Bolivar , dominée par la statue de Simon Bolivar , le héros national de l’indépendance du pays dont le nom comme San Martin en Argentine est donné soit à une place , une rue , un parc dans pratiquement toutes les villes de Colombie . Celle qui nous intéresse contrairement aux autres places des autres villes , est sans arbres ce qui en fait un espace d’animation extrêmement vivant , la joie des gens qui se retrouvent , les petits marchands ambulants , les adorables lamas qui font une bonne part du spectacle . La place est entourée comme toujours d’édifices importants : la cathédrale Primada avec ses très belles tours qui ont un air de Saint- Jacques- de- Compostelle , le Palais de Justice récent , moderne et strict ( l’ancien avait été détruit lors de l’attaque d’un groupe de guérilla en 1985 ) , en face le capitole dans le style traditionnel des villes sud américaines . Ensuite nous nous sommes promenés dans les très belles rues pavées du vieux quartier de la Candelaria aux maisons coloniales avec leurs magnifiques balcons malheureusement souvent condamnés par de vilains barbelés . Dans le même quartier, nous sommes allés au musée Botero , un peintre sculpteur très célèbre à Bogota . Fernando Botero est né à Medellin mais il a enseigné entre autre à l’académie artistique de Bogota . Il a offert une bonne partie de sa collection personnelle à la fondation qui porte son nom et se visite gratuitement .

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                                                                                                                                                                           ENTREE  DU  MUSEE  BOTERO

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                                                                                                                                                LES  GRAFFS  A  BOGOTA   SONT   TRES   PRESENTS

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